Biochimie des Produits Aquatiques (BPA)

Qualité Sécurité des Aliments (QSA)

Projet FEAMP LUVIBAR

 

                                                             

Le projet LUVIBAR – Lutte contre la vibriose du bar (Dicentrarchus labrax) – est un projet de recherche financé par le Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP). Ce projet collaboratif regroupe des chercheurs de l’Unité Biochimie Produits Aquatiques (UMR transfrontalière INRAe n°1158 BioEcoAgro, Institut Charles Viollette) de l’Université du Littoral Côte d’Opale, de l’UMR MD1 de l’Université d’Aix-Marseille ainsi que des partenaires privés Aquanord-Ichtus (Gravelines) et BioFilm Control (Clermont Ferrand).

Dans un contexte actuel de population mondiale croissante et de demande en produits de la mer grandissante, le projet LUVIBAR a pour objectif de contribuer au développement d’une aquaculture durable, innovante et compétitive. En ce sens, le projet s’intéresse particulièrement à la bactérie Vibrio harveyi, responsable d’une maladie, la vibriose qui cause d’importants épisodes de mortalité dans les élevages aquacoles et en particulier chez le bar commun Dicentrarchus labrax. Plus précisément, l’objectif de ce projet est d’identifier et de caractériser les souches bactériennes présentes, et notamment les souches appartenant à la famille des Vibrionaceae, dans les bassins d’élevage. Afin d’être le plus exhaustif possible, les bactéries présentes dans l’eau des bassins mais aussi celles présentes sous forme de biofilms sur les parois des bassins sont les « cibles » des recherches menées dans ce projet.

La première partie du projet à consister en l’élaboration de méthodes et d’outils permettant l’indentification fiable des espèces de Vibrio présentes dans les bassins mais aussi la quantification de V. harveyi, que ce soit sous forme planctonique ou sous forme de biofilms. Ainsi une méthode de PCR en temps réel (qPCR) a été mise au point et optimisée et une base de données pour la spectrométrie de masse a été créée : la LUVIBASE. Ces avancées scientifiques ont été publiées dans des revues internationales à comité de lecture, en partie, dans un journal en Open Access, pour rendre accessibles ces découvertes au plus grand nombre et en particulier aux acteurs du monde aquacole. En effet, V. harveyi et les espèces appartenant au genre Vibrio en général sont à l’origine de pertes économiques considérables dans les élevages de poissons mais aussi de crustacés et de mollusques.

Le projet se poursuit à travers le travail des différents partenaires pour étudier, chez les souches de V. harveyi collectées dans la structure aquacole, les capacités à former des biofilms et donc à persister dans les bassins. Par ailleurs, les premières molécules antibactériennes sont testées afin de pouvoir envisager par la suite des applications directement au sein de la structure d’élevage et contribuer ainsi à la réduction de l’utilisation des antibiotiques.

Publications associées au projet :

Mougin, J., Flahaut, C., Roquigny, R., Bonnin-Jusserand, M., Grard, T. et Le Bris, C. (2020a) Rapid identification of Vibrio species of the Harveyi clade using MALDI-TOF MS profiling with main spectral profile database implemented with an in-house database: Luvibase. Frontiers in Microbiology 11, 586536.

Mougin, J., Roquigny, R., Travers, M.-A., Grard, T., Bonnin-Jusserand, M. et Le Bris, C. (2020b) Development of a mreB-targeted real-time PCR method for the quantitative detection of Vibrio harveyi in seawater and biofilm from aquaculture systems. Aquaculture 525, p 735337.

 

Colonisation au cours du temps de blocs de béton mimant les parois des bassins aquacoles. Les blocs de béton, immergés sous la surface de l’eau sont rapidement colonisés par du microfouling puis par du macrofouling.  

 

Présentation des premiers résultats obtenus par Julia MOUGIN, lors du congrès Vibrio en novembre 2019 à Montréal, Canada.

 

 

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